2015 – Nicolas Pasquereau & Pierrick Albert

LA MÉMOIRE DE L’UTOPIE

Le projet/avant-propos :
Le quartier supporte une requalification urbaine ambitieuse qui impose des changements aux habitants. La question de la mémoire émerge de manière nostalgique, mais nous la voulons positive. Elle accompagne chacun de ceux qui ont vécu ici, elle nourrit le regard que chacun porte sur la ville et le territoire.
Ils veulent permettre à ces derniers d’accompagner la transformation de Hautepierre en travaillant sur les « traces » d’un passé en construction et l’appropriation même de la matière qui constituera le futur territoire.
Il s’agit en effet de proposer un travail sur la mémoire des lieux et de la matière, de questionner cette mémoire passée et d’en nourrir la future. Ils souhaitent ainsi, inviter les habitants d’Hautepierre à transmettre un message sensible, numérique, visuel, tactile ou sonore aux passants du futur quartier, par l’appropriation et la valorisation des matériaux et la matière qui constitue la ville, particulièrement le béton, élément d’identité de l’espace urbain, associé souvent à un imaginaire négatif et impersonnel.
Ensemble réparti sur le territoire, « les messages » formeront une œuvre ouverte et participative, inscrite et active dans les espaces publics.
Ils sont donc intéresser de travailler sur la fabrication d’éléments architectoniques (Brique / Dalle / Carreaux) en ”béton 2.0“, numériques, didactiques et interactifs.

En quelques mots :
Investir dans la pierre en opposition à l’impalpabilité du numérique.

L’Atelier mobile
Les 1eres semaines de résidence ont été consacré à la fabrication d’une charrette modulable :

Ils ont imaginé créer des ateliers participatifs sur différentes thématiques pour la création d’objets sensibles. Tout comme Serge Schmitz, ils ont invité les habitants à se projeter, à regarder ailleurs et à changer de point de vue, afin d’aborder le territoire sous un nouveau regard sensible.

Atelier-Résidence


Exposition de photographies d’archives du quartier de Hautepierre sérigraphiées en bleu vif sur les murs de l’école élémentaire Jacqueline

sérigraphie

Photographies d’archives prises par Alain Kaiser, Frédéric Luckel, Mathilde Mestrallet, ainsi que les archives de la CUS, et CUS Habitat … des photos datant de 1973 à 2007.


Modules sonores

modulesSi vous vous promenez dans le Petit bois de la maille Brigitte, vous pouvez y retrouver deux modules rouges en béton aux récits sonores. Asseyez-vous, l’un vous contera les intentions de l’architecte de Hautepierre Pierre Vivien et l’autre vous donnera à écouter les inspirations des habitants sur leur quartier.
Un projet réalisé avec Quentin du club robotique de l’INSA.


Epilogue :DSC_0101

Après avoir passé l’été à Hautepierre, les artistes Pierrick et Nicolas ont présentés  «Hautepierre s’imagine », une œuvre plastique, sonore et numérique, les 23 & 24 Octobre 2015.  Explorant imagination passée et future, sondant la mémoire photographiq
ue du quartier, le travail des artistes a donné lieu à une suite de sérigraphies et une installation sonore inspirée par le récit de hautepierroisLeur posture questionnante fut accompagnée d’une démarche où l’habitant a une place centrale dans la réflexion et la production artistique. La restitution de la Résidence artistique fut proposée sous la forme d’un parcours de découverte entre la maille Jacqueline et Brigitte.

  • Atelier Correspondance aux Générations Futures

lettresUne capsule temporelle dans laquelle les habitants petits et grands ont déposé lettres, dessins, … à ouvrir dans 15 ans !

  • Atelier Micro-sérigraphies sur les murs de l’école Jacqueline

microseriDécouverte pour les habitants de la technique de la sérigraphie autour d’impression de motifs représentant Hautepierre et composition de fresques.

On en a même parlé dans la presse !

Numériser

 

Portraits de nos Résidents artistiques :

Nicolas Pasquereau
Nicolas Pasquereau est un artiste, designer graphique & enseignant.
Il est né en 1988 dans la banlieue parisienne et a grandi en Bourgogne où il y effectue son bac Arts appliqués. En 2007, il part continuer ses études d’art à l’université de Strasbourg.
Il rentre aux Arts décoratifs de Strasbourg en 2010 dans le but de développer ses compétences graphiques en corrélation avec une démarche artistique qui lui tient à cœur. Il sort de la Haute école des arts du Rhin (anciennement ésads),
en 2013 avec une mention pour la pertinence de son propos.
Aujourd’hui, parallèlement à sa démarche graphique qu’il met au profit d’une utilité publique collaborative, il développe une activité 
visuelle en lien avec l’exploration de nouveaux espaces. Il cherche ainsi des espaces visuels situés entre réalité et fiction, entre web et tangible. Sa pratique se traduit par différentes productions toujours en lien avec l’image ; affiches, photographies, éditions, applications, vidéos, installations, blog, etc.

Pierrick Albert
Pierrick est née en 1988 à Nice. Pendant sa scolarité, il recherche une voie qui lui permette de mêler science et art. C’est ce choix qui lui fera intégrer la section architecture de l’INSA Strasbourg après avoir fait ses classes en prépa scientifique. Attiré par l’idée que le bâtiment, quelle que soit son échelle, doit participer au dynamisme global de la ville, il propose pour son diplôme de fin d’études un centre de réinsertion capable d’engendrer de l’activité à différentes échelles. À la fin de ses études, il se dirige dans une agence spécialisée dans la construction de logements sociaux situés à Cannes. L’expérience est intéressante.
Elle le confronte aux réalités économiques d’une agence et lui permet d’instaurer un dialogue avec les différents acteurs de la construction.
Parallèlement à ce travail, il participe à la naissance du « glif », une association pluridisciplinaire capable de monter des projets culturels et sociaux, en France comme à l’étranger.